EDF, AREVA ET L'INDUSTRIE NUCLEAIRE EN FAILLITE : LA SURETE NUCLEAIRE SERA-T-ELLE SACRIFIEE ? Nous n'avons pas à payer leurs erreurs stratégiques.

Une industrie en faillite... Les révélations accablantes sur les anomalies dans les cuves d'AREVA au Creusot montrent aussi l'irresponsabilité de l'ASN et de sa pseudo indépendance

France

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OCTOBRE 2017

UNE ENQUETE DE REPORTERRE ECLAIRE LES COULISSES FINANCIERES DU NUCLEAIRE et certainement les causes de la fabrication de cuves défectueuses par l'usine du Creusot....

AOUT-SEPTEMBRE 2017

La fin d'un parcours boursier chaotique pour AREVA. Une preuve supplémentaire -s'il en fallait encore- de la faillite de l'industrie nucléaire. Le 17 août, l'autorité des marchés financiers a annoncé la fermeture d'ici le 21 aout. Les actions seront rachetées par l'Etat....L'industrie repose désormais sur les épaules d'EDF, endettée. Les consommateurs d'électricité vont le payer très cher.

JUILLET 2017 - 

LA SURETE NUCLEAIRE VA-T-ELLE ETRE SACRIFIEE POUR SAUVER UNE FILIERE EN FAILLITE ?  s'interroge GREENPEACE, qui dénonce l'irresponsabilité d'EDF et AREVA et interpelle Nicolas HULOT.

 Depuis plusieurs semaines, EDF & AREVA ont mis une pression sans précédent sur l'Autorité de Sureté Nucleaire (ASN), pour imposer la validation des pièces défectueuses de l'EPR de Flamanville et qui concernent également la centrale de HUCKLEY POINT, au Royaume Uni. Les enjeux sont énormes, au plan financier et industriels. L'indépendance de l'ASN est un leurre. Elle a rendu un avis provisoire mais a finalement accepté que les pièces soient utilisées en l'état à la condition de contrôles supplémentaires. Inutiles par ailleurs : tout le monde sait que les pièces ne sont pas conformes et ne vont pas le devenir par magie.

 Un refus de l'ASN aurait signifié la fin de l'industrie nucléaire. L'affaire est devenue éminemment politique. Macron, son gouvernement et les député-e-s et partis "compatibles", qui ont toujours soutenu le nucléaire, sont bien contents : le brouillard médiatique actuel du démarrage cache provisoirement cette faillite industrielle, son coût exhorbitant et les risques insensés d'un démarrage de Flamanville.

 IL FAUT METTRE UN TERME A L'AVENTURE DE L'EPR, comme a été mis un terme à celle du surgénérateur. Pour que nous n'ayons pas à payer le prix des erreurs stratégiques d'EDF et d'AREVA. Car quand la Cour des comptes cible sur les 8 milliards de dette publique du gouvernement - que ce dernier veut aller chercher dans la poche des contribuables - il omet de rappeler les dizaines de milliards que vont coûter ces erreurs.

  L'ASN devra soumettre son projet de décision à une CONSULTATION DU PUBLIC dans les semaines qui viennent. NOTRE MOBILISATION SERA ESSENTIELLE POUR RAPPELER A CE GOUVERNEMENT, ET DONC A HULOT, QUE NOUS NE LAISSERONS PAS JOUER AVEC LA SÛRETE NUCLEAIRE.

   IL FAUT METTRE UN TERME AU CHANTIER DE FLAMANVILLE, ABANDONNER LE PROJET DE HUCKLEY POINT, FERMER LES CENTRALES DEFECTUEUSES....Bref, il faut SORTIR DU NUCLEAIRE, pour pouvoir investir massivement dans les économies d'énergie, l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

  POURQUOI PAS UN REFERENDUM ?

Une enquête accablante sort en ce mois d'avril 2017 qui démontre l'irresponsabilité du lobby nucléaire quant au respect des normes de sûreté nucléaire. Les révélations de Radio France sur les malfaçons de fabrication des cuves EPR fabriquées au Creusot confirment ce que disait l'Observatoire du nucléaire dès avril 2015. Il apparait aujourd'hui que l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) , EDF et AREVA savaient depuis plusieurs années que les forges du Creusot étaient en train de produire des pièces défectueuses. Et de les vendre....

Malgré cette incompétence connue et démontrée, EDF a ainsi poursuivi le chantier de FLAMANVILLE, qui avait déjà 7 ans de retard, en exerçant, comme pour la fermeture de FESSENHEIM, un odieux chantage à l'emploi. Et pendant l'hiver rigoureux de 2016/2017, c'est le Conseil d'Etat qui a autorisé le fonctionnement de réacteurs potentiellement défectueux.

Le "personnel" politique du nucléaire, qui était aussi au courant de cette fraude (ou censé l'être), a exporté cette technologie en Chine ( 2 réacteurs) et au Royaume Uni (HUCKLEY POINT). Les conséquences financières et géopolitiques sont incommensurables : est-ce que cela suffira pour ouvrir les yeux des irresponsables qui s'opposent encore à une sortie rapide et définitive du nucléaire ? La faillite industrielle de la filière nucléaire aurait aussi des conséquences économiques et sociales impossibles à mesurer actuellement.

Cet ETAT D'URGENCE est au moins aussi important que celui engendré par le terrorisme.

La sortie du nucléaire est un choix majeur qui doit peser sur les élections présidentielles. Il faut mettre fin à la toute-puissance opaque d'un lobby nucléaire qui a imposé un choix industriel sans avenir à tous les gouvernements de la Ve république.

 

  LES SIGNES DE LA FAILLITE PROGRAMMEE DU NUCLEAIRE FRANCAIS SE FONT DE PLUS EN PLUS NOMBREUX

  Près du 1/3 des 58 réacteurs français est arrêté, les anomalies se multiplient sur le parc dans l'indifférence des autorités politiques. GREENPEACE lève le voile sur une entreprise au bord de la faillite et qui met en danger la population :

-  si EDF mettait rééllement de côté l'argent nécessaire au démentèlement des centrales (50 milliards) et à la gestion des déchets, sa faillite serait déjà déclarée !

L'entreprise doit faire face à un mur d'investissement de 165 milliards d'euros d'ici 2025 : elle en est incapable, même avec l'aide de l'Etat. Imaginez cette somme investie dans la transition énergétique et son impact en terme d'emplois !

-  Une étude des comptes d'EDF montre que la stratégie de prolongation des réacteurs coûte plus cher que les fermer

-   L'EPR de Flamanville n'est pas apte à sa mise en service : il faudrait procéder à sa destruction

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L'ASN CHOISIT DE FOURNIR EN ELECTRICITE AUX HEURES DE POINTE AU DETRIMENT DE LA SECURITE

Pendant les vagues de froid de cet hiver 2016-2017, EDF est confronté à un choix : pour répondre aux besoins en électricité : fallait-il laissées fermées les centrales défectueuses en révision ou les réouvrir avec les risques inhérents ? L'ASN (autorité de sûreté du nucléaire) a tranché : elle se plie aux exigences d'EDF et accorde le redémarrage. 5 réacteurs restent fermés. Depuis 50 ans l''ASR n'a pas vu venir la faillite du nucléaire, n'a rien vu des falsifications.

L'Observatoire du nucléaire a porté plainte le 4 mai à CHALON S/S contre les falsifications d'AREVA. Pour empêcher l'ODN de contester en justice le redémarrage des réacteurs, lASR ne publie pas les autorisations ( audience au Conseil d'Etat du 13 janvier 2017).

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   Alors que des citoyens français de plus en plus nombreux sont soumis à l'austérité et la précarité, pendant que de plus en plus de projets inutiles sont financés par les fonds publics au détriment d'investissements nécessaires et urgents ( services publics de santé, du ferroviaire, programme de logements et transition énergétique...), il est injustifiable que l'argent public soit à nouveau gaspillé pour venir renflouer une industrie en perdition. En décembre 2015, Mr MACRON avait fait racheter par l'Etat 27,4 millions d'actions AREVA à 30% au dessus de leur cotation, soit 334 millions d'euros.

   Cela fait plusieurs années que le "fleuron" de l'industrie nucléaire est en situation de pré-faillite : cotée à 82 euros, l'action ne vaut plus que 9 euros, soit 90% de perte !. Il est temps de réaliser que le nucléaire n'a plus d'avenir. La part de cette énergie dans la production d'électricité mondiale s'est effondrée de 17% en 2001 à 7% aujourd'hui. La filière EPR est un échec retentissant et hors de prix ( Les Echos). La prétendue "indépendance énergétique" est en fait basée sur des importations et le pillage (NIGER).

    La gestion désastreuse risque malheureusement d'entrainer, comme nous le disons depuis des années, un désastre social, particulièrement en Bourgogne...En 2010, encencée par tous les médias et  MONTEBOURG, Mme LAUVERGEON annonçait 60 réacteurs d'ici 2020. Il n'y a plus que quelques dictatures comme clients potentiels de quelques centrales bradées.

   A l'orée des élections présidentielles et législatives, c'est le silence médiatique et politique presque total sur cette situation d'urgence, largement plus inquiétante pour la sécurité et l'avenir économique, social et écologique du pays que le terrorisme. Idem pour la transition énergétique,  alors qu'elle constitue un des principaux facteur

   Cette faillite programmée serait pourtant la bonne opportunité pour entamer la reconversion : démantèlement des réacteurs de plus de 30 ans, surveillance des sites et des déchets pendant des siècles...et des réinvestissement massifs dans les économies d'énergies, les énergies renouvelables, le bâtiment. Avec des centaines de milliers d'emplois à la clef.

    POUR ALLER PLUS LOIN :

 Sortir du Nucléaire  -  GREENPEACE

Communiqué "pastilles d'iode"

Plan social AREVA ( Agir pour l'environnement)

"L'inexorable déclin du nucléaire mondial" - Mediapart 16 juillet 2015

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